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domingo, 6 de marzo de 2016

source:http://2012nouvelmorguemondial.over-blog.com/

LE TRAITRE FRANÇOIS HOLLANDE, A DÉCORÉ LE 4 MARS 2016, MOHAMMAD BEN NAYEF, PRINCE HÉRITIER D’ARABIE SAOUDITE, DE LA LÉGION D’HONNEUR POUR SES EFFORTS DANS "LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME ET L’EXTRÉMISME" (VIDEO MEDIA FR)

Publié le  par 2012
La tension grandissante libano-saoudienne a été évoquée hier lors des entretiens qui ont eu lieu à l'Élysée entre le président français François Hollande et le prince héritier et ministre saoudien de l'Intérieur, l'émir Mohammad ben Nayef, qui s'était rendu auparavant à l'hôtel Matignon pour y rencontrer le Premier ministre Manuel Valls.
La crise libano-saoudienne a été également évoquée par le chef du Quai d'Orsay Jean-Marc Ayrault, qui recevait son homologue saoudien, Adel al-Jubeir. Et si au cours de ces rencontres les relations entre Beyrouth et Riyad n'ont mérité qu'une petite part en comparaison avec les échanges de vues sur les questions bilatérales, les guerres en Syrie et au Yémen et d'autres crises dans le monde, il n'en reste pas moins que la tension saoudo-libanaise a été évoquée par la partie française sous l'angle des relations traditionnelles franco-libano-saoudiennes.

Une source proche de l'Élysée et du Quai d'Orsay a souligné hier soir que Paris a tenu à inclure la crise politique saoudo-libanaise à l'ordre du jour des réunions d'hier tant au palais présidentiel qu'à Matignon et au Quai d'Orsay, pour souhaiter que les deux parties amies de la France mettent fin à l'escalade verbale et que les dirigeants saoudiens fassent preuve de compréhension et de magnanimité à l'égard du Liban et de son peuple en tant que tels. En se concentrant sur leur adversaire lui-même, c'est-à-dire le Hezbollah pour son alignement sur l'Iran, d'une part, et sur sa participation aux combats en Syrie, d'autre part.
« Il ne faut pas insulter l'avenir », a dit à ce propos une personnalité française faisant allusion à des développements positifs et à des changements politiques et diplomatiques que l'on pourrait constater dans les prochaines années et peut-être même dans les prochains mois.
Il convient de signaler que François Hollande a remis au prince héritier saoudien les insignes de grand officier de la Légion d'honneur.

Deuxième volet du dossier saoudo-libanais évoqué hier à Paris et à Riyad (où se trouve actuellement l'ambassadeur Jérôme Bonnafont, directeur de la section Afrique du Nord et Moyen-Orient au Quai d'Orsay) : 
l'affaire « Saudi Oger » – dont le PDG n'est autre que Saad Hariri – et la situation dramatique de ses milliers de salariés qui n'ont pas été payés depuis des mois, parmi lesquels figurent des centaines de cadres français. À ce sujet, au cours des entretiens de Matignon, la partie saoudienne aurait rassuré ses interlocuteurs français affirmant que non seulement cette question sera réglée mais qu'aucune entreprise française se trouvant en Arabie Saoudite ne serait affectée par la conjoncture économique de ce pays.

La crise syrienne et ses conséquences
Pour en revenir au point de presse du ministre des AE à l'issue de la réunion dite en format « E3-UE » qui a groupé autour de Jean-Marc Ayrault ses homologues allemand et britannique, respectivement Frank-Walter Steinmeier et Philip Hammond, ainsi que la haute représentante européenne, Federica Mogherini, elle portait sur la crise syrienne et ses conséquences sur le Liban et la région.
« Nous avons pu analyser les derniers développements de la crise syrienne qui reste un enjeu crucial et qui est existentielle », a déclaré à la presse le chef du Quai d'Orsay qui était entouré des trois autres participants à la conférence. Il a ajouté que les responsables présents à cette concertation sont tombés d'accord sur la question syrienne et qu'ils souhaitent une reprise rapide des négociations à Genève, l'objectif étant de parvenir à une solution politique crédible pour « mettre fin au calvaire que vivent depuis longtemps la population syrienne et de cette région ».
Le chef de la diplomatie française a ajouté : « Nous sommes également d'accord pour considérer que, pour que ces négociations redémarrent de façon crédible, deux conditions doivent être réunies, à savoir l'accès de tous les Syriens à l'aide humanitaire en respect des résolutions des Nations unies et le plein respect de la trêve comme l'ensemble des parties s'y sont engagées à Munich. »
La deuxième condition, a indiqué M. Ayrault, est que des progrès sur le terrain ont été constatés et que ces progrès doivent être poursuivis et accentués.
Si ces deux conditions ne sont pas réunies, a conclu le chef de la diplomatie française, c'est le processus de négociation qui sera voué à l'échec.

À l'heure des questions-réponses, les trois ministres et Mme Mogherini ont développé presque les mêmes vues sur la question syrienne, notamment un encouragement ferme à l'opposition modérée conduite par Riad Hijab qui a accepté au nom des 104 groupes de cette opposition la cessation des hostilités à l'exception des opérations contre Daech et al-Nosra.
Enfin, à une question sur l'existence d'un plan B pour une solution de la crise syrienne, le ministre français a répondu que pour l'instant il n'y a pas d'autre hypothèse et que des consultations ont eu lieu durant cette réunion « E3-UE » avec le ministre saoudien des AE sur les divers aspect de la crise.

Cette journée diplomatique marathonienne serait incomplète sans citer la concertation téléphonique, toujours sur la Syrie, entre François Hollande, la chancelière Angela Merkel, le Premier ministre britannique David Cameron et le président du Conseil italien, Matteo Renzi.
Il s'agissait en fait de tout faire pour fournir de l'aide humanitaire au peuple syrien et de renforcer leurs actions communes en vue d'une solution à la crise syrienne.
Les dirigeants européens ont appelé le président russe Vladimir Poutine, dans le cadre de cette concertation, pour lui demander, selon des observateurs diplomatiques, « d'exercer son influence sur les autorités syriennes afin de parvenir à un règlement du conflit le plus rapidement possible ».
La France décore le prince Mohammad Ben Nayef
Le président de la République française, François Hollande, a décoré le 4 mars 2016, Mohammad Ben Nayef, prince héritier d’Arabie saoudite, de la Légion d’honneur. Ancien ministre de l’Intérieur, le prince Mohammed —qui a fait interner des milliers d’opposants sans jugement— a la réputation d’être particulièrement dur, quoique moins corrompu que la plupart des dirigeants de son pays. Il est réputé avoir mis de l’ordre parmi les groupes jihadistes. Depuis février 2014, il gère le dossier syrien, dont le soutien aux groupes armés y compris Daesh. L’Élysée s’est abstenu d’annoncer cette remise de décoration et de communiquer à son sujet.
L’événement n’est connu que depuis sa divulgation par Riyad.

Dans un communiqué publié vendredi soir par l’agence saoudienne SPA, les autorités saoudiennes ont annoncé que le chef de l’État a remis la légion d’honneur au prince héritier Mohammed bin Nayef bin Abdelaziz Al Saoud, lors de sa venue à Paris.
« François Hollande a souhaité la bienvenue au prince héritier et s’est félicité des fortes relations entre le Royaume d’Arabie Saoudite et la France », explique le communiqué publié par l’agence de presse saoudienne SPA.
« Au terme de l’entretien le président français a remis à son altesse la médaille de l’ordre national de la Légion d’honneur qui est la plus haute distinction française pour tous ses efforts dans la région et dans le monde dans la lutte contre le terrorisme et l’extremisme », ajoute le communiqué.
Cet événement n’a absolument pas été relayé par la presse hexagonale. L’Arabie saoudite, connue pour son nombre record d’exécutions par décapitation annuelles, créé régulièrement la polémique pour le sort réservé aux droits de l’Homme au sein du Royaume.
Voici le communiqué de l’agence de presse saoudienne :
Paris, 24 Joumada I 1437 - 04 mars 2016 (SPA) -
Le président de la République française, François Hollande, a reçu aujourd’hui le prince Mohammed bin Nayef bin Abdelaziz Al Saoud, prince héritier, vice-président du Conseil des ministres et ministre de l’Intérieur.
À son arrivée au palais de l’Élysée, à Paris, le prince héritier a salué les hauts responsables français présents. De même, le président français a salué la délégation accompagnant son altesse. Puis, le président français et le prince héritier se sont entretenus. Au début de cet entretien, le président François Hollande a souhaité la bienvenue au prince héritier et s’est félicité des fortes relations entre le Royaume d’Arabie Saoudite et la France. De son côté, le prince héritier a fait part des salutations du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, le roi Salman bin Abdelaziz Al Saoud, au président français. Il a été question lors de cet entretien de l’évolution de la situation au Moyen-Orient et de la position des deux pays amis.
Après cela, le président français a remis à son altesse la médaille de l’ordre national de la Légion d’honneur qui est la plus haute distinction française pour tous ses efforts dans la région et dans le monde dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme. Plusieurs ministres saoudiens et français ont été présents lors de cet entretien.

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