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miércoles, 4 de marzo de 2015

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L'Union Européenne, coupable de crime contre l'humanité envers la Grèce

Publié par wikistrike.com sur 4 Mars 2015, 07:32am
L'Union Européenne, coupable de crime contre l'humanité envers la Grèce
Tous les reportages et les témoignages attestent que les exigences de la Troïka ont provoqué une catastrophe humanitaire en Grèce. Les diktats de cette Troïka ont été imposés par des technocrates sans légitimité démocratique, et souvent en violation avec la législation internationale en vigueur. Le soutien au peuple grec justifie que l'on se batte pour que ces fauteurs de misères soient poursuivis et jugés. 

Désastre humain

Trois millions de Grecs sont sans couverture de santé (sur 11 millions d'habitants). Le taux de chômage atteint 29 % de la population active (60 % chez les jeunes). Un tiers de la population est en dessous du seuil de pauvreté. 400 000 foyers n'ont aucun revenu, les prestations sociales ont été réduites, les allocations de chômage supprimées pour de nombreux chômeurs. Des enfants font des malaises à l'école car insuffisamment nourris. Des tickets alimentaires ont dû être édités pour les plus pauvres. 40 % des hôpitaux ont été fermés. Plus de la moitié des médecins du secteur public ont été licenciés : sur 5000, il n'en reste plus que 2000. Les dépenses de santé qui représentent 10 % du PIB en Allemagne, 8 % en moyenne européenne, peinent à arriver à 6 % en Grèce (et sur un PIB qui a fondu, aussi vite que la dette croissait). Des consultations externes doivent être organisées par des médecins et secouristes bénévoles. Des médecins attestent que des centaines de Grecs meurent chaque mois faute de soins. D'autres sont affamés, les indigents sont pléthore. Le nombre de sans-abri a considérablement augmenté. Des familles vivent dans des caves. Des commerçants sont ruinés. Des charrettes de fonctionnaires se sont retrouvées sur le pavé. Les salaires et pensions de retraite ont baissé le plus souvent de 30 %. 


Tout cela sur pression de la Banque centrale européenne, du FMI, et de l'Union européenne : la Troïka. Dans un documentaire diffusé sur Arte le 24 février (Puissante et incontrôlée : la troïka, de Harald Schumann), véritable réquisitoire, acte d'accusation terrible, Yanis Varoufakis, interviewé sur fond d'Acropole l'été dernier, les accuse de "crime contre l'humanité". 


© Inconnu
[Ne vivons plus comme des esclaves]
En réduisant ses dépenses d'un tiers en 4 ans, l'État grec a pourtant réalisé l'"exploit" d'être en excédent budgétaire, hors service de la dette. Mais la dette, quant à elle, a explosé (175 % du PIB, bien davantage qu'au début de la crise). C'était prévisible, les économistes sérieux l'avaient annoncé. Je ne parle pas de nos "experts", ceux qui sont à la botte des multinationales et des technocrates ultralibéraux européens, qui s'ingénient à insulter les Grecs, les accusant de tous les péchés du monde, obtenant, il faut bien le dire, un certain écho auprès du Français moyen qui croit pouvoir faire de l'économie en chambre. Samir Amin, interviewé dans Debtocracy (documentaire de 2011), déclare : "Les Grecs sont-ils paresseux ? C'est du racisme pur et simple". Mais les Dominique Reynié, Nicolas Beytout, Arnaud Leparmentier (Le Monde) et autres Philippe Dessertine, n'ont cessé de le colporter, comme ils ont tourné en dérision Syrisa. Ne parlons pas de Marc Fiorentino qui a beaucoup milité pour que la Grèce "coupable" soit exclue de la zone euro, tandis que Carl Meeus (Le Figaro Magazine) répète sans cesse que Syrisa veut désormais y rester par pur opportunisme après avoir longtemps annoncé le contraire (ce qui est faux). 


© Inconnu
Varoufakis : la troïka a commis "un crime contre l'humanité" [documentaire Arte]
Ces "économistes", qui roulent pour le "parti de l'étranger", l'Allemagne, s'offusquent lorsque Syrisa rappelle le pillage de la Grèce par l'Allemagne nazie, et l'assouplissement de la dette allemande en 1953 ; ces "économistes", qui ne se contentent pas de livrer une opinion, mais militent délibérément en faveur de l'oligarchie financière, n'ont cessé de tresser des lauriers à une Allemagne, travailleuse, ingénieuse, économe, se gardant bien de relever ses points faibles. S'il est vrai que sa réussite doit beaucoup à ses innovations, la durée moyenne de travail en Allemagne était en 2009 inférieure à la France, et, pire encore, à la Grèce (selon Patrick Artus, de Natixis). 


© Inconnu
"Pas seulement les classes laborieuses" [Ne vivons plus..]
Mais surtout, l'Allemagne a mis à genoux, sans vergogne, ses partenaires européens en pratiquant un dumping social, "en déclarant la guerre à sa classe ouvrière" (extrait de Debtocracy). En bloquant les salaires dans son pays, l'Allemagne a joué ouvertement la perte de compétitivité dans les autres pays d'Europe (alors même que son intérêt à long terme n'est pas de saigner à blanc ses partenaires, avec lesquels elle fait les 2/3 de son commerce extérieur). Des économistes de l'Ofce le disent depuis longtemps, Alternatives économiqueségalement, Mediapart aussi, mais cela horripile souverainement les Ghislaine Ottenheimer (Challenges), Agnès Verdier-Molinié (Ifrap) et autres Jean-Marc Daniel, qui veilleront toujours à bien dissimuler le fait que la crise de la dette publique est d'abord une crise de la dette privée, encouragée par les financiers pour compenser la baisse du pouvoir d'achat voulue par le grand capital, dans une course effrénée qui, finalement, a débouché sur les subprimes. 

Tout a été fait pour nous inculquer que les Grecs étaient globalement responsables de ce qui leur arrivait. Il ne fallait pas préciser que la troïka imposait la récession et donc la misère, ni dire que, dans ce contexte, France et Allemagne vendaient encore des armes à la Grèce (frégates, chars, sous-marins) pour plusieurs milliards d'euros : il fallait bien lui prêter pour qu'elle rembourse ! 

La boucle du cynisme 

De même qu'il était plus efficace de traiter tous les Grecs de "fainéants", de "corrompus" (propos d'un directeur du FMI auprès d'un ministre grec, humilié), plutôt que de révéler la "liste Lagarde", c'est-à-dire une liste de 2062 Grecs évadés fiscaux, dont six seulement ont fait l'objet d'un contrôle, Madame Lagarde, alors ministre des finances en France, refusant de donner cette liste qui prouvait un détournement de 2 milliards d'euros. 


© Inconnu
"Pauvres, ne vous bouffez pas entre vous, bouffez les riches, ils sont mieux nourris" [Debtocracy]
Si le cadastre n'existe pour ainsi dire pas en Grèce, si le système fiscal est injuste (privilégiant les armateurs, les Popes et les classes moyennes supérieures), ce ne sont pas les Grecs victimes de la récession qui en sont responsables. Si, ici comme ailleurs, une classe sociale possédante continue à s'enrichir outrageusement, malgré la crise, et plus que jamais, avec la complicité des possédants des autres états, ce n'est tout de même pas de la faute des femmes de ménages et des personnels hospitaliers d'Athènes !

Si les comptes publics de la Grèce ont été truqués, c'est une caste politique qui y a procédé, avec la complicité de Goldmann Sachs, ce qui n'a pas empêché un de ses fondés de pouvoir de devenir président de la BCE (Mario Draghi). Tandis que l'organisateur du scandale du Luxleaks, Juncker, était promu, en toute impunité, président de la Commission européenne ! Pendant ce temps Martin Schulz, président du Parlement européen, admet qu'il y a 2000 milliards d'euros d'évasion fiscale en Europe (déclaration devant le Parlement, répétée sur France inter le 10 février).


Et pour boucler la boucle du cynisme, rappelons que DSK, à la tête du FMI, n'hésitait pas à violer la conscience humaine en se réjouissant de la réforme des retraites en Grèce, du blocage des salaires (cité dans Debtocracy). En tant que futur candidat à la présidentielle en France, s'il veillait à ce que la Grèce soit renflouée, c'était non pas pour la sauver, mais pour qu'elle rembourse les banques françaises (et allemandes), comme cela est précisé dans le documentaire d'Arte. 

Les actions illégales de la Troïka 

Or, non seulement, une part non négligeable de la dette en général, et de celle de la Grèce en particulier, est abusive (taux d'intérêt exorbitants, baisse d'impôts pour les plus riches), mais encore, dans le cas de la Grèce, des actions illégales, menées par les technocrates de la Troïka, ont mis le pays à terre. 

Tout d'abord, le FMI a dû changer à la dernière minute ses statuts pour pouvoir prêter à la Grèce en sachant qu'elle ne pourrait pas rembourser (ce que le règlement du FMI ne permettait pas auparavant). C'est un directeur exécutif du FMI, Paulo Nogueira Batista, qui le dénonce dans le documentaire diffusé sur Arte.

Par ailleurs, le mémorandum (le MOU, memorandum of understanding, qualifié de "masturbation intellectuelle de la part des thuriféraires de la pensée unique", selon le député européen Philippe Lamberts) n'y va pas de main morte : non seulement ce sont des milliers de pages détaillant par le menu, de façon souvent humiliante, tout ce sur quoi le pays doit économiser (comme licencier les femmes de ménages des ministères), mais il a imposé, par exemple, le licenciement de médecins : de quel droit, la Troïka pouvait se positionner ainsi ? Qui lui a donné mandat pour le faire ? L'idéologie de ces technocrates était, selon un médecin condamné à travailler gratuitement : "celui qui a de l'argent peut vivre, celui qui n'en a pas peut mourir". Une députée du groupe "socialistes et démocrates" au Parlement européen déclare que la Troïka c'est "un monstre qu'on a créé". 
© Inconnu
Médecin bénévole : pour la troïka, celui qui n'a pas d'argent peut mourir [documentaire Arte, capture d'écran]


La Troïka a également imposé la suppression de conventions collectives en Grèce (et aussi au Portugal, où pourtant même le patronat y était opposé). En Grèce le salaire minimum est passé de 757 € à 586 par décret, sans consultation du parlement. D'après le traité de Maastricht, la Commission européenne, partie dans ce bras de fer, n'a aucune compétence pour intervenir sur les salaires et les conventions collectives. 

Enfin, la Troïka a couvert des opérations suspectes, comme la vente d'une banque de Chypre, la BPN, au profit d'une banque grecque, la banque du Pirée : les épargnants chypriotes ont perdu 3,4 milliards d'euros, encaissés par cette banque grecque. "Un des plus gros scandales de la zone euro", dit un député chypriote. Et tout ça avec la complicité des ministres des finances de la dite zone. Si Chypre avait refusé ce tripatouillage, la Troïka menaçait ce pays d'être exclu de la zone euro : "c'était marche ou crève", dit un ministre dépité. Moins que les petits retraités floués. 

Des banques grecques ont été vendues selon les mêmes procédés. L'Union européenne a exigé également de la Grèce qu'elle privatise ses actifs à hauteur de 50 milliards d'euros. Ainsi des biens publics ont été vendus aux conditions dictées par l'acheteur, sans mise en concurrence (Syrisa vient d'obtenir de pouvoir au moins vendre au prix du marché, et sous réserve qu'il y ait plusieurs candidats à l'achat). Les technocrates ont imposé à la Grèce de consacrer 4,5 % de son PIB au remboursement de sa dette pendant 20 ans : or c'est impossible, aucun état ne l'a jamais fait et n'est capable de le faire. Le député européen belge Philippe Lamberts dit que des officiels de l'UE et de la BCE lui ont avoué en privé qu'ils savaient que c'était impossible, que le taux au final sera forcément plus bas. On joue manifestement avec les nerfs des peuples pressurés, ce qui suffirait, en soi, à faire condamner ces tortionnaires. 

Il va de soi que les dirigeants politiques européens qui sont directement complices ou qui ne font rien pour empêcher ces exactions, sont tout autant coupables. 

La résistance s'organise 

Yannis Youlountas, réalisateur, qui sillonne la France pour expliquer ce qui se passe en Grèce, défendre Syrisa et faire connaître son film Ne vivons plus comme des esclaves, montre que le peuple grec a déjà fait beaucoup : l'élection de Syrisa vient après des années de révoltes, significatives d'une exaspération à son paroxysme (300 agences de banques auraient été attaquées et brûlées). Fin des discours, la résistance s'organise. 
© Inconnu
Distribution de repas : "la nourriture est gratuite pour tous : chômeur ou pas, SDF ou riche" [Ne vivons plus...]


Des projets sociaux autogestionnaires ont été lancés dans des quartiers : des militants ont mis en place des dispositifs de solidarité (comme l'expérience utopique d'Exarcheia au cœur d'Athènes). Des coopératives sont créées. Des chômeurs inventent leur emploi dans le cadre des réseaux des "espaces sociaux libres". Des productions "sauvages" reprennent dans des usines abandonnées par leurs propriétaires. Des actes de désobéissance civile prolifèrent. Des sites magnifiques en voie de privatisation sont devenus de véritables ZAD, pour empêcher cette dilapidation du patrimoine grec. Des grillages clôturant les zones bradées ont été arrachés par la population révoltée. Des luttes sont menées contre la privatisation de l'eau, contre les coupures d'électricité. De simples citoyens, parfois très âgés, ont confectionné eux-mêmes des affiches et vont les apposer sur les murs. Les réseaux sociaux ont fonctionné à haut régime, dans une utilisation subversive. Cette société en mouvement, qui ne veut pas mourir, est tolérante, solidaire, ouverte aux étrangers. Parfois, les fascistes ont cherché à contrer ce bouillonnement, et ont attaqué violemment ces différentes initiatives. Mais les militants progressistes savent se défendre et l'extrême-droite (dont Aube dorée) reste minoritaire. Cependant, elle utilise les mêmes méthodes que le FN en France : "un loup revêtu d'une toison de mouton pour entrer dans la bergerie", dit un militant dans le film Ne vivons plus... 
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"Plus jamais le fascisme, dehors les néonazis" [Ne vivons plus...]


Syrisa est obligée de faire quelques compromis avec l'Union européenne. Certains le lui reprochent, craignant que, comme souvent, les meilleurs s'écrasent une fois arrivés au sommet. En fait, Tsipras cherche à gagner du temps. Cela suppose que le reste de l'Europe le soutienne, en Espagne, Italie et Portugal. Et aussi en France. Si François Hollande, de façon opportuniste ou par conviction, a marqué ses distances, entre autres pour gagner les bonnes grâces d'Angela Merkel, le peuple de France devrait réagir, pour dire qu'il refuse ce qu'on impose au peuple grec, affirmant ainsi sa solidarité. Ne serait-ce que pour ne pas subir un jour le même sort. 

Un rêve : la Troïka devant un tribunal international 

Enfin, il ne serait que justice que des démocrates de toute l'Europe se liguent pour dénoncer, y compris devant un tribunal international (pourquoi pas), les exactions des technocrates non élus de la Troïka. Ils ont prétendu vouloir sauver la Grèce, en fait ils n'ont fait que l'enfoncer davantage, en agissant dans les seuls intérêts des oligarchies ultralibérales, sans pitié, sans foi ni loi, imposant froidement leur diktat à des populations injustement condamnées. 

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Epouvantail : 

A noter que si Syrisa réussit, ce sera la preuve qu'il existe une alternative à la pensée unique (libérale), prônée par la droite ou les "socialistes", indiquait le député Vert et belge Philippe Lamberts, sur France inter le 26 février. D'où l'intérêt des libéraux à contribuer à l'échec de Syrisa : ce qui signifierait sortie de l'euro, non remboursement de la dette, et incitation pour les Grecs de tenter l'autre alternative : Aube dorée, le parti nazi. La Grèce servant d'épouvantail en Europe. Yannis Youlountas explique que, selon lui, l'entrée de la Grèce dans l'Europe avait cet objectif pour les "libéraux" : créer le dumping social et, en effet domino, provoquer dans tous les pays de la zone euro des restrictions drastiques. Aujourd'hui, le discours dominant (colporté par les valets des oligarques, nos "experts" que je citais plus haut et qui squattent les plateaux de télévision) est : "attention, si vous ne faites pas les réformes, vous finirez comme la Grèce". 

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Les manipulations des "experts" : 

Un exemple : Jean-Marc Daniel, économiste libéral, prétend que les Grecs n'ont pas à se plaindre, car, selon lui, le niveau de vie des Allemands de l'ancienne RDA serait inférieur à celui de la Grèce ! Du coup, ces Allemands considéreraient les Grecs "comme des enfants gâtés" (dixit J.M. Daniel sur France inter le 21 février, dans On n'arrête pas l'éco). Or le PIB par habitant en Allemagne en 2013 était de 44 999 €, et celui de la Grèce de 21 857 €. En admettant qu'en ancienne Allemagne de l'Est le niveau de vie soit légèrement inférieur à celui de l'ex-RFA (à 85 ou 90 %), il reste à près du double de celui de la Grèce. Evidemment, si les Allemands de l'Est (d'où sont originaires la chancelière et le président de la République) sont soumis à la même propagande, il est possible qu'ils se croient plus misérables que les Grecs. 

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Plages et îles grecques bradées : 

Taiped : site sur internet pour la vente, bradée jusqu'alors, des biens du patrimoine grec (plages, îles), profitant à des margoulins comme en Russie après la chute de Gorbatchev. Ci-dessous, photo sur une annonce de Taiped. 
© Inconnu


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. Sur le caractère abusif de la dette publique en général (taux d'intérêts exorbitants, baisse des impôts pour les plus riches), voir l'étude du Collectif pour un audit citoyen de la dette publique

et article de Laurent Mauduit sur le sujet : Sous la dette publique, l'arnaque néolibérale

et autre article de Laurent Mauduit : Sous la dette publique, la tyrannie de la pensée unique 

. Voir article fouillé de Gérard Filoche et J.J. Chavigne : La Grèce résiste au rouleau compresseur de l'Union européenne 

. Voir article de Christian Salmon : Grèce contre Europe, la guerre des récits 

. Voir billet de Françoise Degert, La Tourmente Grecque, où elle présente le film éponyme de Philippe Menut : bande-annonce

Les documentaires : 
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Puissante et incontrôlée : la troïka, film de Harald Schumann (2015), visible ici
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Debtocracy, film de Aris Chatzistefanou et Katerina Kitidi (2011) : à voir ici
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Ne vivons plus comme des esclaves, film de Yannis Youlountas (2013) : magnifique, passionnant, alliant explications, témoignages, et images diverses, bariolées, attachantes, de ce foisonnement d'idées et d'actions qui s'expriment en Grèce aujourd'hui. 

Site : www.nevivonspluscommedesesclaves.net

martes, 3 de marzo de 2015

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Accueil » Géopolitique » Le captagon, la drogue du djihadisme

Le captagon, la drogue du djihadisme

Nombreux sont ceux qui, comme moi, se sont probablement interrogés sur les ressorts psychologiques qui pouvaient pousser un être humain à décapiter ses semblables avec délectation, à assassiner froidement des femmes et des enfants désarmés ou encore à se transformer volontairement en bombe humaine. Si l’organisation terroriste Daech, sponsorisée par les états-unis et leurs alliés régionaux, a développé une rhétorique et des méthodes d’endoctrinement sectaires, le fait que des dizaines de milliers d’être humains rejoignent ses rangs et commettent de semblables atrocités laissait toutefois planer des interrogations sur les méthodes employées par le groupe takfiriste pour arriver à détruite à ce point toute empathie parmi ses recrues. L’ONU dénonçait début février dans un rapportl’enrôlement d’enfants soldats dans les rangs de l’organisation, utilisés notamment comme kamikazes. Si le recourt à des enfants pour commettre des atrocités est une pratique historique courante, ils furent notamment massivement utilisés comme exécutants par les Khmer Rouges, du fait que chez eux le sentiment  d’empathie n’est pas encore complètement développé, les actes inhumains massifs et systématiques commis par les combattants adultes de Daech ne laissait jusqu’à présent entrevoir que deux possibilités : ou bien l’organisation takfiriste avait développé une méthode de conditionnement particulièrement efficace, ou bien elle ne recrutait que des sociopathes dénués d’empathie. Une troisième option avait cependant déjà été évoquée par le site Réseau Voltaire et suggérait l’utilisation d’une amphétamine, le captagon.
Un article de Paris Match qui cite une enquête de Reuters vient aujourd’hui confirmer cette pratique de l’organisation terroriste. Les combattants de Daech sont massivement drogués au captagon, la drogue serait fabriquée sur place et aurait conquis tout le moyen-orient. Parmi les effets du captagon, une euphorie intense qui fait oublier la douleur et qui conduit également à oublier les autres, « comme si les gens n’existaient pas » confie un jeune djihadiste de 19 ans. La drogue inhibe également la sensation de faim et la fatigue.
Un officier de la brigade des stupéfiants de Homs a confié à l’agence Reuters, à l’origine de l’enquête :
«Nous les frappions, et ils ne ressentaient pas la douleur. Certains riaient même alors que nous leur donnions des coups très forts. Nous les laissions pendant 48 heures, le temps que les effets du captagon ne s’estompent, puis les interrogatoires étaient plus faciles.»
Un combattant kurde décrit également les effets de la drogue sur les combattants de Daech :
«Des centaines de types qui te foncent dessus en hurlant de joie. Ils sont tellement drogués aux médicaments qu’ils ne meurent pas… Ils tombent à la sixième balle !»
La Syrie est devenue le principal centre de production du captagon devant le Liban depuis l’émergence de l’Etat Islamique et la plaque tournante du trafic dans tout le moyen-orient. L’Etat Islamique tirerait des revenus substantiels de ce trafic. En 2013, le Liban a saisi 12,3 millions de sachets, Dubaï plus de 17 millions au mois de novembre 2014. L’Arabie Saoudite serait le premier consommateur au moyen-orient et représentait 21% des saisies dans le monde en 2011…
Guillaume Borel

fuente:http://actualidad.rt.com/actualidad/167954-chile-volcan-villarrica-erupcion

Video, fotos: El volcán

 Villarrica entra en 

erupción en Chile

Publicado: 3 mar 2015 07:21 GMT | Última actualización: 3 mar 2015 07:59 GMT
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Video, fotos: El volcán Villarrica entra en erupción en Chileyoutube.com/Anonymiss Chile
El volcán Villarrica, ubicado en Chile, ha entrado en erupción. Se está llevando a cabo la evacuación masiva de la zona cercana al volcán, ubicado en los Andes meridionales.
Medios locales informan que el aumento de la actividad del Villarrica se registró a las 03:00 de la madrugada (hora local) de este martes.
Los vecinos escucharon fuertes estruendos y observaron la expulsión masiva de lavadesde el interior del macizo. En la comuna de Pucón fueron movilizados los equipos de emergencia.
La Oficina Nacional de Emergencia del Ministerio del Interior de Chile ha emitido la alerta roja por la erupción.
El alcalde de Pucón, Carlos Barra, afirmó que los habitantes de la comuna han empezado una autoevacuación "en calma", ya que este lunes el Servicio Nacional de Geología y Minería de Chile emitió la alerta naranja por la erupción del volcán.

alalumieredunouveaumonde: [Syrie] Alep, un curé raconte la bataille dans la ...

alalumieredunouveaumonde: [Syrie] Alep, un curé raconte la bataille dans la ...: Pour ceux qui n’ont pas encore compris que la guerre en Syrie (comme en Irak, en Libye, en Ukraine) est une guerre importée, une guerre ...

domingo, 1 de marzo de 2015

source:http://www.voltairenet.org/

Selon Interpol, Abdelhakim Belhaj est le chef de Daesh au Maghreb

  
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Interpol a distribué à ses États membres une note rédigée à partir d’une requête du procureur général d’Égypte, Hichem Baraket, accusant Abdelhakim Belhaj d’être le chef de l’Émirat islamique (Daesh) au Maghreb.
Ancien chef du Groupe islamique combattant en Libye (GICL), renommé en 2007 Al-Qaïda en Libye, Abdelhakim Belhaj tente par quatre fois d’assassiner Mouamar el-Kadhafi entre 1995 et 1998 pour le compte du MI6 britannique. Il s’installe en Afghanistan auprès d’Oussama ben Laden. La justice espagnole le soupçonne d’avoir commandité les attentats du 11 mars 2004 à Madrid. Pourtant, il est arrêté, le 6 mars 2004, en Malaisie et transféré dans une prison secrète de la CIA où il est torturé selon la technique de programmation du professeur Seligman. À la suite d’un accord entre Washington et Tripoli, il est renvoyé en Libye où il est torturé à nouveau, mais par des agents britanniques. Libéré, en 2010, il se réfugie au Qatar. En 2011, il joue un rôle crucial dans le renversement de la Jamahiriya arabe libyenne. Le Conseil national de transition le nomme alors, sur proposition de l’Otan, Gouverneur militaire de Tripoli. Il exige et obtient des excuses de Washington et de Londres pour le traitement qu’ils lui ont fait subir. Fin 2011, il part en Syrie et prend la tête de l’Armée syrienne libre, une organisation créée par la France pour renverser la République arabe syrienne. Il revient bientôt en Libye et installe les Frères musulmans au pouvoir à Tripoli. Il met en place des camps d’entraînement de Daesh en Libye à Derna, Syrte et Sebrata, ainsi qu’un bureau en Tunisie, à Djerba. Il a été reçu le 2 mai 2014 au Quai d’Orsay.

source:http://lesmoutonsenrages.fr/

Enfoirés 2015 : Bobos millionnaires…

Alors que de plus en plus de citoyens, jonglent pour boucler les fins de mois. On assiste encore et toujours, à la super production médiatique et télévisuelle de la pauvreté, et de la suggestion qui nous est faite de donner, donner, donner pour que le fléau de la misère recule. Ce sont toujours les plus pauvres qui donnent, car eux savent ce que misère veut dire. Quid des nantis?? Si au lieu de voir les conséquences, on regardait les causes, il est évident qu’il y aurait des têtes sur les piques des sans dents. Mais ces pauvres de plus en plus nombreux, se cachent pour la plupart, préférant ignorer les millions (que nous n’avons pas) dépensés en « frappes chirurgicales » (ignorons les dommages collatéraux) pour agréer à l’oncle Sam. Si Coluche revenait, les responsables bien nourris, en prendraient plein la tronche. Mais la polémique n’est que sur la chanson de J.J Goldman, on accuse, on discute, on s’insurge sur des paroles, tout en faisant l’impasse sur les vraies causes de la misère. Un bon moyen de diviser encore, et cette fois ce sont les « vieux » contre les jeunes.
La fin de l’hiver nous offre toujours son épidémie de grippe et de gastro, mais aussi un autre fléau : la chanson des Enfoirés.
Un parterre de has-been du showbiz, acteurs de bides en série et comiques pas drôles sont pris d’une angoisse : JJ Goldman va-t-il pondre LE tube des Enfoirés ?
Ce fut chose faite en 2013 avec Attention au départ (qui n’est pas une hymne à l’exil fiscal…) et la « personnalité préférée des Français » revient avec, cette année, Toute la vie.
Sauf que la chanson de « JJ » rate sa cible et provoque l’ire de la jeunesse. Il faut dire qu’ils y vont fort cette fois, les bobos millionnaires, en intimant à la jeunesse de cesser de broyer du noir, de geindre et de plutôt de se battre pour, comme leurs aînés, jouir sans entraves…
Il y a quelque chose de profondément indécent à entendre ces bobos clamer « On s’est battus, on n’a rien volé ! » et demander aux jeunes de « se bouger »…
Des petites voix pénibles, qui donnent envie de plonger la tête dans un réacteur d’Airbus, émanent de cette chansonnette, illustrée par un clip montrant une battle minable entre une troupe de jeunes et une bande d’Enfoirés composée de vieillards et de bimbos flétries…
Le résultat : une cacophonie où les deux groupes s’invectivent en se dandinant sur des paroles qu’on dirait écrites par Pierre Gattaz et Jacques Séguela…
Un crachat musical émanant de rentiers de la variété française, qui, entre deux promos du best-of de leurs albums de reprises sur le canapé de Drucker et le plateau d’Arthur, viennent dire aux smicards, ces salauds qui se plaignent, de donner du fric à des semi-clodos au RSA…
Mais qu’on se rassure : tout ça finira par une grande soirée sur TF1, où entre deux pages de pub, les Enfoirés, faussement complices, viendront faire des guignolades sous la photo géante en noir et blanc de « Saint Coluche ».
Et l’hiver prochain, François « le chômage, c’est maintenant » Hollande, comme son prédécesseur et bien d’autres avant lui, continuera à faire grossir par son incompétence et sa soumission à la finance mondialisée le flot ininterrompu des miséreux, qui ne doivent rien aux Enfoirés, mais tout aux petites mains des Restos.

source:http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/

samedi 28 février 2015

L’armée irakienne a abattu deux avions britanniques qui livraient des armes à l’Etat islamique.




L’agence de presse iranienne FAR News Agency rapporte que l’armée irakienne a abattu deux avions britanniques qui livraient des armes à l’Etat islamique.
« Le Comité pour la sécurité nationale et la défense du Parlement irakien a eu accès aux photos de deux avions britanniques qui se sont écrasés alors qu’ils transportaient des armes pour l’EI », a déclaré le président du comité Hakem al-Zameli, selon le centre d’information en arabe du Conseil suprême islamique irakien.

L’incident a été rapporté par des médias étrangers et des médias alternatifs, mais n’a pas été mentionné par la presse dominante aux Etats-Unis et en Europe.

Hakem al-Zameli, un législateur irakien important, a ajouté que l’actuel gouvernement de Bagdad reçoit quotidiennement des rapports des forces de sécurité dans la province de al-Anbar sur des parachutages d’armes pour ISIS.

Il a affirmé que les Etats-Unis veulent provoquer le chaos en Irak et le font en soutenant l’Etat islamique.

D’autres députés irakiens se plaignent de cette situation.

« Nous avons découvert des armes fabriquées aux Etats-Unis, dans les pays européens et en Israël dans les zones libérées du contrôle de l’EI dans la région Al-Baqdadi », écrit le site d’information al-Ahad, citant Khalaf Tarmouz, le chef du Conseil provincial d’al-Anbar. Tarmouz a également dit que des armes fabriquées en Europe et en Israël ont aussi été découvertes à Ramadi.

« Les Etats-Unis lâchent des armes pour l’EI avec l’excuse qu’ils ne savent pas où sont les positions de l’EI et s’efforcent de tordre la réalité avec ce genre d’allégations », dit-il.

En décembre, les médias étatiques iraniens ont affirmé que l’armée de l’air états-unienne avait largué pour la seconde fois des armes dans les zones tenues par l’Etat islamique.






http://news360x.fr/lirak-accuse-la-grande-bretagne-de-livrer-des-armes-a-letat-islamique/

fuente:http://actualidad.rt.com/


Pilotear drones con la mente ya es una realidad

Publicado: 28 feb 2015 18:43 GMT | Última actualización: 28 feb 2015 18:43 GMT
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Pilotear drones con la mente es una realidadfacebook.com/tekever
Manejar aviones con la mente ya no es el típico guión de una película de ciencia ficción. Un equipo de investigadores ha logrado realizar el primer vuelo de un dron piloteado sólo con los pensamientos.
Investigadores de varias empresas internacionales han realizado la presentación de su proyecto conocido comoBrainflight: como resultado, un hombre ha sido capaz de realizar el despegue y el aterrizaje de un dron en una pista de Lisboa, Portugal, informa el portal Briefing
El piloto transmite comandos al dron a través de un casco electroencefalográfico especial con una serie de electrodos, que transforman las ondas cerebrales en señales procesadas para el aparato.
Ricardo Mendes, el jefe y coordinador de operaciones de Tekever, una de las empresas que está elaborando el proyecto, comenta que el vuelo de prueba representa un avance enorme en el mundo de la aviación. Mendes espera que algún día la prueba realizada pueda aplicarse a los vuelos comerciales. 
Los científicos creen que el mundo tecnológico está preparado para introducir tales sistemas en diferentes esferas de la vida. Pero la pregunta que surge es: ¿La humanidad está preparada para esos cambios?
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